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Que dit la loi sur le frelon asiatique ?

Le frelon asiatique est classé espèce exotique envahissante au niveau européen. En France, la loi n° 2025-237 du 14 mars 2025 a créé un plan national et des plans départementaux de lutte, inscrits à l'article L. 411-9-1 du code de l'environnement. Le décret d'application date du 30 décembre 2025 et le plan a été lancé le 27 mars 2026.

Quel est le statut réglementaire de l'espèce ?

Vespa velutina nigrithorax figure sur la liste des espèces exotiques envahissantes préoccupantes pour l'Union européenne, ce qui interdit son transport, sa détention et son introduction volontaire, et engage les États membres à organiser sa surveillance.

En droit français, l'espèce relève depuis plusieurs années des dispositifs sanitaires applicables à l'abeille domestique. La loi de 2025 y ajoute un cadre de lutte structuré et financé.

Qu'a changé la loi du 14 mars 2025 ?

Elle a inséré deux articles dans le code de l'environnement, L. 411-9-1 et L. 411-9-2, qui font passer la lutte d'initiatives locales dispersées à un dispositif national coordonné.

  • Un plan national de lutte fixant les orientations, les indicateurs de surveillance, de prévention et de destruction.
  • Une classification des départements selon la pression de prédation.
  • Des plans départementaux élaborés par le préfet, en concertation avec le conseil départemental, les communes et les acteurs locaux, qui organisent le signalement et la destruction des nids.
  • Les financements de l'État, des collectivités et des acteurs socio-économiques.
  • Un dispositif d'indemnisation des pertes économiques des apiculteurs, renvoyant à l'article L. 361-3 du code rural et de la pêche maritime.

Où en est l'application du texte ?

Le décret d'application a été publié le 30 décembre 2025, ce qui a rendu le dispositif opérationnel. Le plan national a été lancé le 27 mars 2026, doté de 3 millions d'euros par an, pour une durée de six ans renouvelable, structuré en trois axes et huit actions.

La déclinaison départementale conditionne l'essentiel des effets concrets pour un particulier : c'est à ce niveau que se décident les modalités de signalement, les campagnes de destruction et les éventuelles aides financières.

Le cadre évolue encore. Vérifiez auprès de votre préfecture ou du GDS de votre département l'état d'avancement du plan local avant de vous appuyer sur une aide annoncée.

Qui doit payer la destruction d'un nid ?

La loi n'a pas transféré la charge au public. Sur une propriété privée, la destruction reste à la charge du propriétaire. Sur le domaine public, elle relève de la commune.

Les plans départementaux peuvent instaurer une prise en charge partielle ou totale, et de nombreuses communes le faisaient déjà avant 2025. Ces dispositifs ne sont pas automatiques et supposent le plus souvent une demande préalable à l'intervention.

Questions fréquentes

Suis-je obligé de faire détruire un nid chez moi ?

Aucune obligation générale n'existe pour les particuliers. Un arrêté municipal ou préfectoral peut en créer une localement, notamment quand le nid menace un lieu public ou un établissement recevant du public.

Le signalement d'un nid est-il obligatoire ?

Non, il reste volontaire. Il alimente cependant la surveillance sur laquelle reposent les plans départementaux, et il conditionne en pratique le déclenchement des campagnes de destruction organisées.

Peut-on détruire un nid soi-même sans enfreindre la loi ?

L'emploi professionnel des produits biocides concernés exige le certificat Certibiocide, et le travail en hauteur suppose une assurance adaptée. Au-delà du cadre réglementaire, l'intervention personnelle expose à un risque d'accident grave et échoue le plus souvent.

Sources

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